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nosecritures
Description du blog :
Blog de partage sur les thèmes les plus variés, tout en ayant une approche littéraire du sujet.
Catégorie :
Blog Loisirs
Date de création :
22.10.2007
Dernière mise à jour :
07.02.2008
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Mairie du 17e Square des Epinettes

Posté le 22.10.2007 par nosecritures
La purée m'engloutie à nouveau.

Je me donne des objectifs à remplir mais non je dors.
J'aimerai postuler à la RATP, chercher un concours administratif, me renseigner sur Aide Médico Psychologique, réviser l'anglais, apprendre le japonais, mais non, je dors jusqu'à 12h00 !

Je rejoinds mon square, avant je passe au Leader, j'achète 4 tranches
de jambon avec couenne, 1 paquet de 18 gauffrettes à la framboise, 1 soda cola, 1 soda orange, je passe à la boulangerie prendre une demie baguette et rejoinds mon banc.

J'observe les enfants, leurs contorsions, sur l'agrais à cordes pyramidales.
Moi je suis sur mon banc avec mes feuilles qui tombent sur moi, sur le banc.

Insensiblement, les bancs et les aires de jeux se sont chargés d'occupants d'âges différents selon la zone.

Les jeunes enfants sont dans les bacs à sable humide, avec leurs pelles, des sceaux, l'automne, !!
les pré-ado sont aux agrais, au terrain de basket, les parents et grands parents, sur les bancs.

Chacun à sa place, les grandes personnes ne jouent pas et les enfants ne sont pas encore sérieux, profitant ainsi de leur enthousiasme qui prévaudra sur tout, pendant quelques années.

J'aime les squares, ces théâtres de rue où l'on joue l'enfance, la vieillesse, la démence.
j'aime ces bancs publics à l'ombre des chataigners, j'aime regarder les feuilles brunes et entendre leurs grattements sur le sol, quand le vent les maltraite.

Je commence sans plus tarder à lire la « Charte qualité réception d'appel Free « et ce soir je vais éplucher les offres free et le jargon qui va avec.
Oui, je tiens une piste !

Mais...

Un groupe de soixantenaire arrive ils font une sorte de rally ou de chasse au trésor, un truc dans l'genre et sont à fond dans le délire.

C'est l'début de la régression. On sent bien l'ésprit de compétition, d'être le meilleur, c'est l'ambiance « maman regarde » des enfants suspendus à l'envers sur les agrais, les cordages ! Regardez, regardez moi, j'existe, j'existe toujours !

Les vieux, les enfants, les squares. Les adultes ne fréquentent ces lieux que pour les accompagner !

En voilà une qui tourne autour de la statue de Maria Deraisme, elle l'examine, recule, plisse les yeux.

Spontanément le groupe se met à rire comme un seul homme, comme une seule femme, puis à nouveau le bruit léger de leurs échanges.

Le ballon du terrain de sport tape sur les grilles, le goudron, le sable ; et d'autres vieux arrivent décomposant les feuilles brunes.
Ils ont leurs blocs note bien en main, et jettent des coups d'oeils furtifs sur les blocs des voisins.

Ils ont leurs portables et s'informent de l'avancée des recherches.

Certains récitent l'alphabet.

Il y a un groupe bien compact et la clameur grandit maintenant.
Un vieux lève l'index, l'air pincé pour prendre la parole, imposer le respect peut être, comme pour se donner de l'importance.

Ils cherchent, montrent du doigt, s'orientent.

Le groupe s'est séparé en deux groupes et hop disparu par les allées, derrières les bosquets, les arbres, les grilles.

Là, une mère explique à sa fille que les feuilles sont brune parce c'est l'automne, il y a quatre saisons... !!
Pourquoi dit la fille s'éloignant !!

Les feuilles brunes sont échouées sur le sable, et je ne verrai pas aujourd'hui leur jeux, quand elles se prennent pour des poissons !

je suis sur mon banc au square, mes jambes sont allongées et croisées.
Mes mains sont emboitées derrière ma tête rasée.

Je repense au « coup de fil » d'hier, je respire et regarde le bleu du ciel au travers de la cime des arbres jaunies, brunes, dégarnies.

Les feuilles tombent, des brindilles tombent, un enfant tente d'en attraper une au vol mais non, toutes glissent entre ses bras. On ne peu que marcher sur les feuilles brunes, les piétiner, les entendre craquer. Constater que l'arbre aussi finira par tomber.

J'observe une très belles scène affective parent enfant mais celles-ci se déchire quand apparait dans de grands battements d'ailes, un pigeons mutinés, rappel instantané, foudroyant que l'homme n'est pas un ange.






Son associé au billet :



--

L'homme semi-glacial

Posté le 22.10.2007 par nosecritures
Et toi, la Mouette rieuse, toi la Grive Musicienne,
Et toi la Bécasse des Bois, comment ça va ? Comment ça va ?
Mais restez là ! Restez là !

Oh, et le Varan, comment va le Varan ? Dites le moi ! Dites-moi !
Et le dauphin à Bosse ? Et toi, Baleine Franche avec tes chants si aériens, comment ça va ?

Alors vous ne dites rien !! Vous ne dites plus rien !!
Et toi le Lion tu as peur de mes mains maintenant !! Mais reviens !! Reviens !!

Le Diable de Tasmanie est-il toujours en vie ???
Alors tout est fini ?? Vous partez, mais revenez !
C’est vrai que l’on ne se parle plus depuis longtemps,
mais faut dire qu’on est devenu si différent !! Si éloignés !!

Si vous partez à quoi ça sert que l’Union Européenne se décarcasse pour promouvoir le label écologique, et la législation sur la responsabilité environnementale ?

En effet nous savons qu’il : « Est urgent de stopper les atteintes aux écosystèmes afin de protéger le devenir de la nature, pour sa valeur intrinsèque (valeur récréative et culturelle) et pour les services qu'elle nous rend (services écosystémiques). Ces services sont essentiels pour la compétitivité, la croissance et l'emploi, ainsi que pour l'amélioration des conditions de vie à travers le monde ».

Ne partez pas !! restez !! Revenez !!!
Les enfants aiment vos cries, et vos dents, alors on trouvera bien un arrangement !!
Son associé au billet :

Te revoir

Posté le 22.10.2007 par nosecritures
Pourquoi pas te revoir,
et observer l'espoir et ses nageoires
batifoller dans la baignoire.
Pourquoi pas, après tout ces débouares
te revoir et voir ce que deviennent tes espoirs
toi qui voulais tout me devoir.
Et puis voir ton corp et tes pensées.
Voir cela.
Ne pas bouger, observer, comprendre,
puis danser avec toi, sur cet air un peu narquois
qui incite à l'amour et à je ne sais quoi.
tenir ta main fraîche
Pourquoi pas.
Te voir rougir, surgir et gémir pourquoi pas !
Et voir cette lumière particulière brûler comme
le B 52 dans tes yeux.
Why not, enlever tes bottes couverte de la terre de ce lieux.
Puis croire en dieux !
Te revoir, quelle folie.
Furieuse folie !
Douce folie !
Pour un peu folie je t'apprêterai un lit, âpre et amère.
Un lit de rivière qui irai se jetter dans la mer.
La mer salée, amoureuse, la mer généreuse.
Son associé au billet :

Comment j'ai quitté mon psy !

Posté le 22.10.2007 par nosecritures


Il est 16h00 et j’ai rendez vous avec le psy .

Je marche pressé dans la rue Vieille du Temple jusqu’à

une grande porte bleue, j’appui sur le gros bouton rond

sous le digicode, un bruit électrique bien fort m’indique

que la voie est libre, alors j’appose mon poing droit sur

cette imposante porte que je pousse d’un coup fort et

sec, elle s’ouvre lentement comme un bras élégant qui

m’invite à entrer. Il me reste trois étages à monter, trois

longs escaliers aux marches de bois tortueuses pour

arriver devant la porte de droite.

je sonne chez le psy, après quelques secondes, je

reconnais comme chaque vendredi au son du plancher son

pas lent et lourd. Le plancher grince d’abord puis semble

gémir et enfin, j’entendis comme de la souffrance sous les

pas écrasant du psy. Ce dernier m’ouvre, j’entre.


LE PSY : à voix basse : je vous fais patienter quelques

instants, ( d’un signe gracieux il me montre l’endroit

familier où je dois attendre)

Je m’installe sur le fauteuil derrière le paravent japonais

où les oiseaux jouent entre les aiguilles de pins.


En reprenant mon souffle, je respire cette odeur de tissu

qui flotte parfois dans les vieux appartements. S’échappe-

t-elle du fauteuil ? Ou bien des tapis ? Ou alors, elle vient

du plancher ? Ou peut être que chaque objet y participe ?

Je ne sais pas.

Il y a face à moi ce grand vase en cristal et j’imagine la

chaleur qu’il faut, ainsi que les coups de ciseaux pour

faire apparaître ces alternances de couleurs. Il est poser

sur un épais petit meuble verni et tente de valoriser un

sinistre bouquet d’hortensias complètement dessécher

d’un violet poussiéreux. Pourquoi ne les jette il pas ?

Pourquoi laisse-t-il ces fleurs rabaisser un tel vase ?

Le plancher m’annonce qu’il revient à ma hauteur.

Il est derrière le paravent : « vous pouvez entrer »

Je me lève rapidement et me dirige comme d’habitude

vers son bureau sans le regarder, je jette mon regard

juste avant d’entrer sur la photo de Picasso et sur les

quelques babioles africaines qu’il avait posées là, sur une

table.

Au fond de son bureau, deux fenêtres offrent une vaste

étendue de toits plantés d’une multitude de cheminées en

terre orange ; et l’horizon tout proche donne à Beaubourg

l’incontestable suprématie sur les cheminées et les toits.

Je retire mon blouson en cuir que je pose sur un banc en

bois à côté du fauteuil où je vais m’asseoir.

Je le regarde avec un peu d’embarras et lui lance : j’ai pris

une décision, j’ai décidé de faire un break dans ma

thérapie.

LE PSY : ah bon, que se passe t il ?

Et là, c’est les boules, les boules, les boules.

Et pas un mot ne pourrai sortir de ma bouche sans que

ma réserve de larme n’éclate.

j’emboîte alors mes mains, pose mes coudes sur mes

genoux, la bouche pincée et les larmes aux yeux, je

commence un léger balancement des épaules en évitant

le plus possible son regard.

(Quitter ce personnage avec qui j’avais cette relation si

privilégiée, dont la bienveillance me donnait tout le

soutien que je pouvais attendre.

Lui qui enveloppai ma psyché des soins les plus digne

d’estime. Lui à qui je devais d’avoir quitté cet état

pitoyable dans lequel j’étais. Lui qui finalement avait

redonné à mon être la vie.

Moi je lui disais au revoir à demi mot. Un au revoir bâtard.

On se reverra plus tard peut être, « faire un break »c’est

vague et flou, c’est nul. J’aurais plutôt imaginé lui faire

une déclaration d’amour lui dire qu’il était formidable, et

que sais-je… lui se serait lâché et m’aurait dis qu’il

m’aimait beaucoup que j’étais quelqu’un de bien et que

de toute façon on garde le contact.

Mais non, mes sanglots mal contenus lui coûtèrent 2

kleenex qui épongèrent comme quatre ce moment

d’intense émotion.

Finalement je ne pensais pas lui dire le pourquoi du

break, pourquoi saurait il ?

Hein, pourquoi après tout ?

Je pense à la raison du break et j’ai honte, et sa

disparition imminente m’accroche davantage les boules à

la gorges.

Mais la nature de notre relation exige la vérité, alors je lui

ai dis d’une voix éraillées : c’est pour des raisons

financière, que je décide d’arrêter. Je n’arrive pas à

économiser, c’est trop cher, n’y voyez pas là de jugement

de valeur, c’est économique, mathématique c’est une

logique de compte en banque, il y a plus d’argent qui sort

qui n’en rentre au mieux ressource et emploi s’équilibre.

Ma thérapie c’est trop cher, c’est pas jouable. Je venais

vous voir pour ma santé morale mais je dois penser à ma

santé financière…

LE PSY : il se mit à rire et dis : vous ne pouvez pas les

mettre sur le même plan.


L’argent aujourd’hui fait partie de l’individu, alors bien sûr

que ma santé financière c’est très important pour mon

moral ; et puis ça me fera une bonne expérience d’être

relâché dans la nature sans psy.


MON PSY : Bon… Je pense que c’est pour vous une façon

de trouver votre autonomie….

Et puis, c’est à vous maintenant de savoir comment vous

voulez vivre, ce que vous attendez de la vie….

Ça j’y pense tout le temps, à chaque instant presque. J’ai

toujours en tête le respect naturel don je suis redevable.

Et j’essaye de le suivre du mieux qu’ je peu.

(J’ai toujours les boules, à ce moment précis, j’écoute les

dernières paroles de mon psy avant la fin, avant la mort

de notre relation, avant l’inconnu qui m’attend, avant ma

remise à moi même. Je pense à me suicider, à mourir, à

cette cassure, au sens de la vie qui nous force à nous

attacher et à nous détacher.

J’aimais le voir chaque vendredi après midi à 16h00. Il

était ce repère stable et serein .Tout va très vite dans ma

tête, on est toujours dans la séquence émotion.

LE PSY : Bon à part ça ….

Et bien mon projet avec Marc ça avance plutôt bien, on

vient d’avoir le triphasé dans le labo.

LE PSY : C’est quoi le triphasé ?

C’est trois fois plus puissant que le monophasé.

Et puis les bancs de test pour les cartes vont pouvoir

fonctionner et dans quelques mois on créera une activité

qui sera rentable.

LE PSY : Sinon les fêtes se sont bien passées le père noël

a été sympa.

Oui très sympa, bonne année dailleur.

LE PSY : bonne année à vous aussi merci. Bien, sachez

que vous pouvez revenir demain si vous voulez, à non

demain je peux pas ou vendredi prochain. Vous voulez

commencer le break à partir de quand ?

Et bien à partir d’aujourd’hui.

Il y eu un silence difficile à évaluer.



La gorge pleine de larme je mets un peu de temps à

poser ma question concernant mon évolution psy depuis

ces 5 années ( le côté nostalgique et « remember » de la

question m’achève et mes larmes sortiront encore de leur

cachette.)

LE PSY me fait son regard empathique en fronçant les

sourcils puis

Il me fit un petit topo sur ma relation avec ma mère qui

me paru peu convaincant.



( Pour les jours de cafard je me consolerai facilement en

me disant que 65 euros par semaine ça fait 260 euros par

mois et ça fait 3120 euros par ans.

Ce vendredi 7 janvier 2005 avant mon rendez vous de psy

j’ai appelé mon banquier et je lui ai demandé de faire un

virement tous les 15 du mois de 260 euros sur mon épargne

voilà, voilà, cet argent je me le donne et pour

mon moral je pourrai partir en vacance, m’acheter des

bonbons, des vêtements, économiser, être plus riche. Je

ne vais plus épargner pour mon psy, mais pour moi, voilà,

je vais mieux moi dis donc hoooouuuuu………..)

Son associé au billet :

Gloupic doit apprendre à aimer la nature !

Posté le 22.10.2007 par nosecritures
Un hanneton vient de se poser sur la table et si Gloupic lève le

Poing c’est pour L’écraser, je l’arrête par la parole: « qu’avons-nous à craindre

de cet animal ? »

Dans son regard vide et piteux, je peu lire qu’il voulait juste lui donner ce qu’il

avait à offrir : une mort violente .

Je cherchais la bestiole derrière mon assiette, à l’aveugle. Ah, Il, est là, il me

picotait le pouce et l’index, puis se mit à serrer comme si il voulait

étouffer mon doigt, après quelques instants passé à mesurer sa force, il arriva

sur la paume puis sur l’extrémité de mon majeur, et,

s’envola. Après une brève ascension son corps devenait si lourd et ses ailes si

impuissante à fuir qu’il s’effondra sur l’herbe, et rassemblant toutes les forces

qui lui Restait, il chercha à s’enfouir le plus possible sous les feuilles

De Plantin les pâquerettes et les herbes pour y déposer toute sa

Pesante fatigue et se rapprocher tant qu’il le pu de cette terre parfumée

rassurante, maternelle.

Alors ayant repéré l’endroit de sa chute je pars vite le rejoindre, je l’observe à

nouveau, je suis couché près de lui et je goûte la magie de son existance.



Son associé au billet :

Les histoires d'amour

Posté le 24.10.2007 par nosecritures
Vous voulez nous faire partager l'Instant magique !
Nous raconter la Passion, l'Amour, l'Amourette, le Flirt, le Regard,
le Parfum, vos Rêves....

Pourquoi Il, Elle, vous faisait sourire, rire, applaudir, rugir, et même
pourquoi pas évanouir...

Vous êtes dans vos souvenirs les plus doux, les plus fous, vous êtes en
dehors de tout, c'est l'amour... c'est le topic de l'amour,
il est là, il vous attend....







Je me souviens très bien, c'était sur la place du marché Sainte Catherine "dans le quartier Marais" comme le disait si bien mon amie Japonaise elle tenait un grand parapluie rouge on s'embrassai ainsi sous une pluie presque fine chacun goûtant l'autre du bout des lèvres, l'esprit ailleurs, le temps avait changé sa texture son rythme pour adapter le fugace à l'éternelle.
Merci à elle







Depuis des heures je me demandais, longtemps avant, ce que je devais faire.
Il était cinq heures, si je pars maintenant, j'arrive à Paris à sept heures. Je serais en bas de chez elle quand elle sotira pour aller travailler.
Merde!!!
Je sais pas ou elle habite.
Et je connais pas Paris.
Et j'ai pas de plan.En plus, je connais pas son adresse.
Je me rappelle juste qu'il y aun métro aérien, près de chez elle, à quelques kilomètres de la tour Montparnasse.
Deux heures plus tard, au pied de la tour, je prends en courant le premier boulevard. Il est sept heures trente, je n'ai pas dormi depuis des jours. Au bout d'un quart d'heure de sprint entre les pasants interogatifs, je vois, au loin, un métro aérien.
Je tourne à gauche, c'est là.
Je l'attends, elle arrive.
Je ne devais ressembler à rien, essoufflé, fatigué, sal.
Je devais ressembler à un gars qui a fait un truc débile.
A un gars qui allais s'entendre dire, sept ans plus tard"je ne veux plus jamais te revoir"

Depuis, je connais assez Paris pour savoir que des métros aériens, y en a quand même pas mal...

Alors, çà devait arriver, c'est con de dire çà, mais bon.
Et çà devait se finir, aussi.
Pour que quelque chose de plus beau m'arrive, encore et encore.
Et à elle aussi, je l'espère.

Bon voyage.
J'arrête, hein, je recommence à raconter des conneries à partir de maintenant.






Comme c'est bizarre .. bizarre et pourtant banal.. je suis amoureuse.. du moins je l'étais ..
Eh oui, placarder un avis de recherche en connaissant seulement le prénom du mec ( de mes rêves) dans tout un arrondissement pour retrouver sa trace ne fut pas une tâche facile ..
Le fruit de cette recherche acharnée m'a fait trouvé l'amour, une idylle qui a duré qqs années !!!!





C'était mon premier rendez vous avec lui. Il avait reussi je ne sais trop comment à me convaincre de l'accompagner dans un Salon de thé Népalais de Marseille. J'avais été réticente, préférant lui signifier qu'au vu de son age et du mien, il était hors de question de songer à autre chose qu'à une sortie entre copains. (tu parles! on y croit!)

Au salon de thé, allongés sur des coussins ( oui le soir tout le monde s'allonge, discute, bois son thé, mange son gateau au chocolat maison, qui est a se damner, écoute la musique (excellente la bas)...profite du calme de l'endroit) nous avons discuté pendant des heures... me dévoilant des morceaux de sa vie... de ses reves morts et ceux à venir, me montrant de lui une lucidité hallucinante pour un garçon de son age ( 20). Je ne voyais plus que ses yeux, n'entendais plus que le son de sa voix ( y'avait quoi dans le thé??) . Après avoir quitté l'endroit, il me demanda si je voulais rentrer ou aller au bord de MA mer ( oui la méditéranée est à moi.. parfaitement) ... Alors là c'est très con, mais une ballade au bord de la mer, un soir de mai sous les étoiles... avec un très beau jeune homme, doux, gentil, prévenant, torturé, étonnant, enchanteur, drole et cynique... )oui je sais je suis tombé dans l'énorme panneau)! Donc, nuit sous les étoiles, allongés à l'abri d'une digue rocheuse naturelle, le mistral en fin de vie en cette fin de nuit... le ressac... (on se croirait dans manon des sources :)) on ne se regardait pas, on ne se touchait pas, on se parlait. On s'est finalement embrassés très longuement. En toute logique n'importe quel mec aurait profité de la situation... Et bien le petit mec de 20 ans... a été un parfait gentleman, cette fois là et les fois suivantes... au bout de 5 mois, lassé d'etre dans l'ombre de ma vie, de mes incessantes peur quand à ses 9 ans de moins que moi, il a est parti. On est à ce jour ( 6 ans après) toujours en contact régulier.






Rassure-toi, ch t'aime comme un fils ! :-*

Tiens pour la peine, je vais vous raconter comment a commencé ma première histoire d'amour, vous savez, celle qui reste toujours enfouie tout au fond de vous ?!

Un été, par une nuit étoilée, sur un talus tout au bord de l'ardèche, on était là tous les deux, on se connaissait à peine. Après avoir parlé de nous toute la nuit, on s'est rendu compte, alors que le soleil commençait à se lever, qu'un sentiment profond s'était insinué en nous, presque malgré nous.
Ce fut le début d'une belle histoire qui a duré 10 ans et que nous avons scellée à tout jamais avec la naissance de notre enfant.

(Mais non, là, il ne s'agit pas de toi, mon woufils !)






J'avais 16 ans, un couple d'amércains ont emménagé dans notre immeuble. ils ont sympathisés avec mes parents ; tous les deux divorcés, il se sont mariés. elle n'avait pas d'enfants, lui 2 grands d'un précédent mariage. il y avait une photo du fils, 20 ans, grand blond aux yeux bleux, un pur mannequin de la mort qui tue :P

La femme me disait : tu t'entendrais très bien avec lui. elle me présentait comme sa future belle fille.
J'étais jeune, encore à lire ok magazine ou podium. J'étais naive, j'étais vierge. bref, je n'y connaissais rien...

Cet été là, il est venu en France, quand moi j'étais en vacances en Espagne...
A mon retour de vacances, il m'avait écrit une carte où il me disait qu'il était navré de ne pas m'avoir rencontré car sa belle mère lui parlait beaucoup de moi.
Et ainsi de suite...
Quand un jour, on s'est vu, il m'a direct invité au resto dans le quartier de mabillon. On s'est baladé dans St germain, puis on est parti manger une glace au jardin du luxembourg.
Un orage d'été nous a surpris, on a couru comme des fous pour se réfugier au Mc do de luxembourg, trempés mais heureux.
En me ramenant chez moi, il m'a demandé ma main, on ne s'était même pas embrassés. J'avais trouvé ça dingue. Gamine, il me fascinait. je n'y croyais pas, lui si beau moi si immature...

Il m'a redemandé en maraige 10 ans plus tard à genoux en pleurant à 7H00 du matin quand je partais de chez lui après une folle nuit d'amour, notre première et unique. il m'a supplié de venir vivre aux US avec lui, d'avoir des enfants.

J'ai refusé, j'avais 26 ans, j'étais trop jeune, je voulais trouver un boulot, m'assumer financièrement.

Aujourd'hui, j'ai des nouvelles par sa belle mère : il est entré au séminaire, il est pasteur aujourd'hui. il a 40 ans, n'a personne dans sa vie, n'est pas marié et n'a pas d'enfant.

L'une des dernières choses que je lui ai dite c'est "adieu, là on ne se reverra plus jamais". Lui m'a répondu qu'on se retrouverait, un jour ou l'autre, marriés ou pas, enfants ou pas, on finirait dans les bras l'un de l'autre, car on est fait l'un pour l'autre, à jamais.

Marga :)

Nb : merci à Engel et thom, très belles histoires :)


















c'était le début de l'été et j'avais rendez-vous avec des potes pour un truc super important (un billard je crois). j'avais un petit creux alors je m'arrête dans une patisserie et je m'achète un gateau, et pour une fois j'ai du bol, c'est la dernière part...je paye et j'entends une charmante voix qui dit "oh non, y'en a plus, pffffff, c'est ce que je voulais..." je me retourne et là je la vois. belle à tomber, à se cogner la tête contre les murs, à vous faire croire en l'existence d'un dieu. et pour une fois dans ma vie j'ai le bon réflexe "on partage si vous voulez".

on sort et on va s'asseoir sur un banc. je coupe le gateau et on commence à discuter. 10 minutes, pas plus. et à la fin elle me dit que çà lui a donné soif de manger et que comme j'ai payé la nourriture elle m'offre un verre. on se pose en terrasse et on continue de discuter, de tout de rien, et on recommande et on rediscute. la journée est parfaite, du soleil, un petit vent frais, les arbres, tout...et au bout d'un moment on s'aperçoit que çà fait plus de quatre heures qu'on est assis là...

alors je l'invite à dîner, et elle accepte...un petit resto que je connais, non loin de là...je ne sais pas pour elle mais moi je vis un moment parfait...une des plus belles, peut-être même la plus belle soirée de ma vie. tellement parfaite que même pendant que çà se passe y'a des moments où j'y crois pas...et puis on paye, et on sort, et je la raccompagne jusque chez elle...et elle me propose de monter prendre un dernier verre...

la suite...ben c'est que je suis arrivé au rendez-vous pour le billard avec 24 heures de retard...et elle...ben elle et moi on est resté 5 ans ensemble...grâce à une part de gateau. et je ne sais pas pourquoi, mais depuis que c'est fini je regarde toujours qui se trouve derrière moi dans les patisseries...






Elle entre dans la pièce et je me dis « laisse tomber, ce n’est même pas la peine d’y penser ».
Trop belle pour toi.

Je ne tente donc aucune approche sauvage, je reste prés du buffet, vaguement transparent, concentré sur ma tarte à l’ognon.

Une heure et demie plus tard, le défilé de garçons, paaaaaassionnés par son statut de Canadienne fraichement expatriée, connait un petit ralenti.

Elle profite du créneau pour essayer de danser.
Elle se rapproche de la piste en souriant déjà pendant que Marvin Gaye emplit l’espace sonore, couvre le brouhaha.
Je suis assis sur une petite chaise en bois, mon assiette en plastique blanc sur les genoux.

Je prends un air passionné en contemplant le papier peint.
(n’y pense même pas, n’y pense même pas, n’y pense même pas)

Elle me tend la main pour m’inviter à danser avec elle.

Le lendemain matin je pars avec, plaqué contre mon cœur comme le plus précieux des trésors, son numéro de tel, rapidement griffonné sur un morceau de nappe en papier.

Elle s’appelle Vera.

Je la revois quelques jours après. Nous dinons ensemble avant d’aller danser au Caveau de la Huchette.
Ivresse.

La soirée parfaite, le premier rendez-vous idéal.
Celui dont je rêvais depuis tout gamin.

Nous nous embrassons sur « my funny valentine ».
Quelques minutes plus tard elle perd sa bague, un cadeau de sa grand-mère.
Elle prend ma main, me regarde dans les yeux et me dis qu’elle a passé quand même une soirée formidable.

Je la dépose dans un taxi a quatre heures du matin, puis rentre en cheminant le long de la seine.
C’est à peine si mes pieds touchent le sol.

Plus tard, nous marchons dans le jardin du Luxembourg.
Elle me prend dans ses bras.
« You’re so Warm… » me dit elle.

Elle s’absente deux semaines, pour son travail.
A son retour elle n’a plus de temps pour moi.
Je ne comprend rien.
Abonnée a l'absence désormais, ma canadienne.

Je lui envoie un mail plein de colère et de dépit.

Je me fais plaquer par texto, comme un malpropre.

On ne devrait jamais réaliser ses rêves de gosses.

Parce que dans les rêves d’enfants il n’y a pas « d’après ».

Juste un grand con, gauche et timide, une femme aux cheveux noirs, dans les bras l’un de l’autre et « My funny Valentine ».

Pour toujours.


PS: je me suis permis de poster ce petit texte en commentaire avec le lien du forum, histoire que tout le monde profite de cette jolie idée.
:-)



Je voulais un enfant, lui il n'en voulait pas...

et 25 ans plus tard, je me dis tant mieux! Ca aurait été une belle connerie!

C'était pas mon premier amant, mais bien mon premier (seul vrai?)amour. Il venait me chercher chez mes parents, on passait la soirée ensemble (je ne comprends pas encore par quel miracle on me laissait sortir comme ça! les parents sont parfois inconscients...). A minuit passé, il me raccompagnait chez moi et rentrait chez lui à pied (plus de bus, et au moins 6-7 bornes à faire...). Un jour, je lui ai envoyé une lettre: je n'avais rien écrit, seulement "je t'aime" en tout petit, tout en bas.
Un matin, j'ai guetté le départ de mes parents et je me suis levée, désespérée (je ne sais plus pourquoi, d'ailleurs); j'ai laissé un mot, très mélo, genre: "je pars avec A....., car je ne veux pas le perdre. Je vous aime" ; j'ai pris mon petit baluchon et je suis allée le retrouver, le convaincre de partir avec moi au bout du monde.
On est descendus en stop jusqu'à Aix en Provence (quand même 500 bornes, au moins!!) où on a squatté chez mon frère pendant une semaine... et puis, je me suis décidée à téléphoner chez moi et on est rentrés, en stop encore.

Le retour à la réalité fut un peu rude, mais ça a signé mon entrée dans la vie d'adulte. On a habité ensemble un an, des relations très passionnelles, compliquées, pas toujours marrantes... puis j'ai pris un apart' et on est resté en contact pendant encore 8 ans. Ca m'a pris tout ce temps pour me défaire de son emprise qui, je le sais, n'étais pas bénéfique.

Pourtant ça reste un tendre souvenir, de folie, d'inconscience, et ça me fait plaisir de me savoir capable de ça...
et je crois que j'en serais encore capable, il suffirait d'une étincelle...








J'avais quinze ans, il en avait quatorze pour encore deux longs mois. Il m'avait repérée dans la cour de récré du collège, et moi... Pas du tout!

Jusqu'au jour où une copine commune nous présenta et où il ne trouva rien de mieux que faire le pitre pendant la pause(histoire de se faire remarquer, même si de son propre aveu, il était tellement nerveux qu'il ne pouvait rien faire d'autre que le pitre)... Il m'a fait rire ce jour-là, aux éclats!!! M'a demandé à la récré suivante "tu veux sortir avec moi?"

Pas de bonjour, rien que la question sus-nommée. Surprise j'ai dit "oui". Premier amour, premiers émois.... Raconter la suite prendrait quelques heures et quelques centaines de pages...

Car après de nombreuses péripéties qui nous ont transportés du Nord au Sud (de Valenciennes à Nice), de très belles années de complicité et de fidélité, deux enfants, (avec un mariage entre les deux) nous nous sommes séparés en bon terme au bout de... 18 ans.


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J'entamais mon premier mois dans la musique militaire de Rennes juste après mes classes. Libéré à 17h je vais faire une ballade dans cette ville inconnue, je croise deux jolies jeunes filles, un peu plus tard, je les croise à nouveau et ma préférée me dit bonjour mais nous ne nous arrêtons pas…

Plus tard je retrouve quelques potes au hazard de mes déambulations, nous nous abreuvons à un comptoir. Là je rencontre Pierre. Les autres disparaissent et nous nous entamons une tournée consciencieuse des cafés, à Rennes ça manque pas…
Nous finissons par atterrir dans un bar rempli de nos compagnons conscrits, nous nous installons à une table un peu loin d'eux, pour continuer à refaire le monde en paix.

Perdu dans mes conjectures je n'avais rien vu, mais Pierre me fais remarqué que le troupeau de nos potes et entrain d'essayer de s'attirer les faveurs de la seule jeune fille présente dans le café, fort jolie à ses dire, je constate et lui dis :
- oui elle est super mais il y a juste un truc qu'il ne savent pas c'est que ce soir c'est moi qui dors chez elle.

Mon Pierre éclate de rire normal (lui n'avait pas lu les première lignes et quand bien-même les aurait il lu) Mais pour moi c'était tout simplement évident.

Le plus malin du troupeau invite la jeune fille à une partie de billard, je rappelle donc à Pierre que je ne connais que depuis quelques heures notre passion commune pour ce jeu. Nous nous dirigeons donc vers la table de billard, et je demande gentiment au malin si nous pouvons jouer avec eux.

Pierre joue très bien la partie, c'est à dire qu'il embrouille correctement le malin afin que je puisse converser agréablement avec Valérie…

Le café finit par fermer. Nous sortons tous et remontons tranquillement dans Rennes vers ?

La troupe s'arrête à ce qui implicitement est devenu une bifurcation…

Pierre avec une délicatesse qui je le sais maintenant le caractérise :
- Ben on va y aller à quinze…

Ce fut la première d'une agréable série de nuits, je suis tombé amoureux de Valérie puis un jour sans crier gare elle a disparu.

Je l'ai croisé à nouveau deux ans après aux alentours de minuit :) sur les champs Elysées elle était avec son mec, ils m'ont invité chez eux en Bretagne quelques mois plus tard et j'y ai été, j'étais toujours amoureux d'elle mais j'avais serré la main de son mec… Pourtant ça m'a quand même traversé l'esprit une paire de fois quand son mec partait bosser et qu'elle m'effleurait en me parlant de souvenirs…
[/quote]





desolé, moi, pas grand chose a raconter... un peu de pudeur, pas d'histoire vraiment jolie a raconter... de la passion parfois, mais encore trop recent pour en causer, quand a mes amours ado, j'en ai pas eu (ou alors platonique)...

en fac, n'en parlons pas, incapable de rester plus d'un mois avec qqn... le pire etant qu'elles s'attachaient et pas moi, au point que je me demandais parfois si j'etais capable d'etre amoureux.

Amourettes etudiantes, avec parfois une attirance violente pour une fille (une seule en fait), mais avec qui, malgré notre attirance mutuelle, il ne s'est jamais rien passé. C'etait bizarre... etre dans la meme piece ou la meme boite et ne pas reussir a detacher son regard d'elle, et elle de moi, alors meme que son mec ou ma nana de l'epoque etait là... bref, un fantasme, un histoire impossible faute de chance ou de courage de chacun de nous...

Puis, Il a fallu que je rencontre une petite avignonaise qui portait le soleil dans son sourire et son regard pour que je tombe vraiment amoureux, avec un sourire sur mon visage a moi dés que je pensais a elle, avec une hate le week end, celle de rejoindre la gare de lyon pour foncer a avignon (bilan : 8000 F de decouvert... apres, je lui ai expliqué qu'elle payait -50% et donc que je preferais que ce soit elle qui monte a paris, j'etais meme pret a lui payer le billet).

Mais le sourire de son visage n'etait pas dans son coeur. Elle a fait une depression, malgré mon aide et mon amour, pour des raisons importantes a ses yeux, mais peu graves dans la realité, des soucis qu'on a tous eu mais qu'elle n'arrivait pas a gerer. On est resté 4 ans ensemble... la derniere année on parlait quasi plus, sa depression l'a emmené en maison de repos. Puis quand elle est revenue, elle avait changé.
Elle m'a quitté il y a un an. On a repris contact il y a 1 mois et demi, apres un an de quasi silence. On est amis maintenant. C'est mieux, pour moi car je ne l'aimais plus, je m'en suis rendu compte, j'aimais mes habitudes, et ca, ca fait mal de s'en rendre compte, mal car on songe au mal qu'on a fait a l'autre, et ca fait pas plaisir.

Voila, une vie amoureuse banale, avec des hauts et des bas.

Et aujourd'hui, et bien je sais que je peux tomber amoureux, que je suis capable d'aimer. A posteriori, je me rends compte que j'ai aimé une de mes amourettes de fac, mais que j'etais trop stupide pour m'en rendre compte, que j'ai aimé mon ex, mais que cet amour s'estr transformé, sans vraiment disparaitre (maintenant, c un peu ma ptite soeur), et que j'ai aimé...

bisous les gens. et rassurez vous, je deprime pas, lol. ;D






Quand on aime, c'est pour toujours....et à chaque fois ! ;) :-*
ou sinon, c'est qu'on n'a pas vraiment aimé.
[/quote]

Tout à fait d'accord !
Voilà justement comment je me suis séparé d'une belle blonde aux yeux
verts pour une méditerranéenne au teint beige, que j'ai quitté à
nouveau pour une visage pâle venant de l'est, et pour enfin aimer les trois.

C'était pendant l'apogée de ma vie estudiantine, où je venais à Nice
mettre une croix sur mon passé de jeune trainard ridicule des banlieues
en espérant bientôt vadrouiller dans les grandes villes les poches remplis
de diplômes. C'était la première fois aussi que je cohabitais avec un
garçon qui les aimait comme moi.
Le soir dans les bars, rapidement il suffisait que se présentent au loin un
brillant petit éclat verdâtre dans nos yeux , pour que je n'avais même
plus à douter que j'allais me retrouver en concurrence, et il était malin
le bougre ! Non seulement il les voyait venir bien plus tôt que moi, mais
en plus il les invitait, aller les chercher, les présentaient à tout le monde,
faisait mine d'assez de confiance en lui pour partager son savoir-faire, et
quand elles semblaient soudainement moins fraiches il allait en chercher
d'autres pour recommencer le même rituel. Je n'ose même pas dire
que, par dessus le marché, il parvenait à faire la conversation à tout
le monde, et avec humour, car je ne sais pas si l'on me croirait.
Autant dire que, comme les mecs, toutes les nanas se prenaient quasi-
subitement d'une incroyable admiration pour lui, il devenait rapidement
celui dont on ne peut plus se passer.
Mais surtout il était infatigable, et pire encore, son jeu le rendait de plus
en plus euphorique, comme tout le monde d'ailleurs, mais il n'a jamais
voulu s'allonger le premier et pour tenir son principe il pouvait faire boire
toute une armée en la mettant au défi que lui même boirait deux fois
plus, si bien que personne finalement ne pouvait savoir ce qu'il faisait de
ses nuits pendant que tout le monde cuvait.

Je ne m'avouea jamais vaincu facilement, mais ça ne m'empêcha pas de
passer plusieurs de mes nuits à ruminer quelques belles blondes que je
ne pouvais même plus toucher parce que les enchères étaient
soudainement montés trop haut. Il me narguait en plus, et je retrouvais
le matin des messages avec mon nom, une date et sa signature.
Par cynisme, je déclara donc soudainement que les blondes ne
m'attiraient plus, et je l'invita plutôt à chercher à flirter avec quelques
rayons de soleil aux bords des plages.
Mais là même, il me parla de ses aventures passées dans sa ville natale
où il en tombait 20 ou 30 avant même le début de la soirée, tout en
travaillant, quand il ne sifflait pas celles des copains... Et je voyais bien
qu'il ne tenait pas son expérience d'un livre de cuisine...
Moi qui avait mis tant de temps à les apprécier, ces méditerranéennes,
avec le goût anisé de leurs lèvres glacés qui ne pouvait s'adoucir qu'à
l'odeur iodé du vent de mer... Ma dernière lubie tombait en miettes et
je n'avais plus goût à rien.

Seulement arrivé le soir, quand après une de ces pastisades le soleil
n'était plus là pour nous rassurer dans notre ivresse, plus rien ne nous
faisait envie à tous les deux, ni les blondes, ni les brunes ou les rousses.
A croire que ces silhouettes au teint dôré nous avait fait passer l'envie
des choses faciles et des groupies des bars rock, il nous fallait des
sensations fortes, tater de ses produits de luxe qui viennent de l'Est et
qui, le visage gelé et se retrouvent pourtant brulants une fois en bouche.
Là les premiers flirts étaient nettement plus court, et beaucoup plus
cher. Surtout que les meilleurs étaient celles qui venaient de loin, ne
causaient pas notre langue et qui avaient de l'âge.
Pourtant ce fut le déclic. Soudainement, je comprenais Gainsbourg, je
devins désintéressé, je me déplaçais partout comme si j'étais chez moi,
et avec l'élégance de quelqu'un qui n'a rien à perdre. J'étais si à l'aise
que je disais ce que je pensais, et même ce que je ne pensais pas, je
montrais du doigt les gens que je ne connaissais pas, je marchais
comme sur un nuage, j'avais la force d'un lion qui devient roi, je tenais
tout autour de moi comme si tout m'appartenait, ou plutôt comme si
enfin, j'appartenais à ce tout.
Je me suis mis à tout aimer, oui, je crois que c'est ça que l'on appelle
l'amour. C'est un moment inoubliable et qui a bouleversé ma vie.
Maintenant qu'elle que soit le tein, quelque soit la couleur, je ne me
méfie plus, je vais même à leur rencontre.


Si j'ai le temps la prochaine fois je vous raconterais à quel point j'aime
mon boulot. :D






J'ai tant rêvé de toi

J'ai tant rêvé de toi
que tu perds ta réalité.
Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser
sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère?


J'ai tant rêvé de toi
que mes bras habitués en étreignant ton ombre
à se croiser sur ma poitrine
ne se plieraient pas au contour de ton corps, peut-être.
Et que, devant l'apparence réelle de ce qui me hante et me gouverne depuis des jours et des années,
je deviendrais une ombre sans doute.
O balances sentimentales.


J'ai tant rêvé de toi
qu'il n'est plus temps sans doute que je m'éveille.
Je dors debout, le corps exposé à toutes les apparences de la vie et de l'amour et toi,
la seule qui compte aujourd'hui pour moi, je pourrais moins toucher ton front et tes lèvres que les premières lèvres et le premier front venu.


J'ai tant rêvé de toi,
tant marché, parlé, couché avec ton fantôme
qu'il ne me reste plus peut-être,
et pourtant, qu'à être fantôme parmi les fantômes et plus ombre cent fois que l'ombre qui se promène et se promènera allégrement sur le cadran solaire de ta vie.


Robert Desnos (1900 - 1945)




Comme dirait Bette Midler dans The Rose... "The Woufyk, this one's for you!" Bon, elle... elle disait pas The Woufyk, mais j'adapte...
Petite annonce lue ce matin dans Métro... (Pour mon Ange Noir, c'est un quotidien gratuit distribué à Paris, la capitale de la France tout ça...)
"Je t'aime ma Katie, ma rose"
"J'exprime tous mes sentiments à celle qui a dit "oui" pour porter mon nom, pour passer sa vie à mes côtés, à partager mes joies, traduire mes malheurs en bonheur... Celle qui fait tout pour voir poindre mon sourire. Je t'aime, ma rose. Mon bonheur passe par ton bonheur. Je fais le tien pour trouver le mien. Je souris à travers ton visage. Mon amour, ma "elle" sans toi je serais un homme sans ombre, sans valeur. Tu es mon ombre, ma valeur, ma joie aussi... Bref, je ne m'imagine jamais sans toi."
En gros, moi le jour où un mec me dit ça, je cherche les caméras ET Marcel Beliveau... Ben quoi??!?.. J'ai l'droit... 8)






Puisqu'on en parle... Texte de The Rose, sublime définition de l'amour que j'ai dû chanter 6793 fois dans ma longue carrière...
Et pour les "je comprends pas le roastbeef!" la traduction...

Some say love it is a river
that drowns the tender reed
Some say love it is a razor
that leaves your soul to bleed
Some say love it is a hunger
an endless aching need
I say love it is a flower
and you it's only seed

It's the heart afraid of breaking
that never learns to dance
It's the dream afraid of waking
that never takes the chance
It's the one who won't be taken
who cannot seem to give
and the soul afraid of dying
that never learns to live

When the night has been too lonely
and the road has been too long
and you think that love is only
for the lucky and the strong
Just remember in the winter
far beneath the bitter snows
lies the seed that with the sun's love
in the spring becomes the rose


Certains disent que l’amour est une rivière
Qui englouti le tendre nénuphar
Certains disent que l’amour est un rasoir
Qui laisse ton âme en sang
Certains disent que l’amour est comme une faim
Un éternel manque douloureux
Moi je dis que l’amour est une fleur
Et toi tu en es la graine

C’est le cœur qui redoute de se briser
Qui n’apprend jamais à danser
C’est le rêve qui redoute de devenir réel
Qui ne prendra jamais sa chance
C’est celui qui ne se laissera jamais prendre
Qui ne peut pas faire semblant de donner
Et c’est l’âme qui redoute de mourir
Et qui n’apprendra jamais à vivre

Quand la nuit a été trop "solitaire"
Et que la route a été trop longue
Et que tu penses que l’amour est réservé
Au chanceux et au fort
Rappelle-toi simplement, que pendant l’hiver
Profondément enfouie sous les neiges amères
Se trouve la graine qui, avec l’amour du soleil
Au printemps deviendra La Rose


Mais qu'est-ce que vous m'faites pas faire... ::)









































C'était il y a quelques années. Un hasard informatique. Il vivait au bord d'une mer ensoleillée, je vivais au nord, dans le froid et de vieux souvenirs encore à vifs.
Moi j'avais peur, je voulais pas y aller. Rien que 6 mois de conversations irrégulières, de jeu de cache-cache, bien protégés par nos écrans avec, au final, peu de choses à en conclure. Je voulais pas y aller, cela me semblait égal, mais la curiosité a été la plus forte.
Il faisait bleu sur le balcon, rien n'était comme dans mon décor habituel, alors...
Alors je me suis décidée, parce que je n'étais qu'à quelques dizaines de kilomètres, que c'était maintenant ou jamais. Je me suis décidée, sur un coup de tête, parce qu'il fallait aller vérifier que tout cela n'était rien, que je ne vibrerai pas plus avec lui qu'avec tout ces visages d'hommes interchangeables.
J'ai menti aux autres et j'ai sauté dans ce train. Ombres douces sur les plages ensommeillées, mes yeux s'accrochaient aux ruines blondes des massifs, aux pages de mon livre pour ne pas penser à tout ce qui m'attendrait. Sans doute nous serions gênés, nous n'aurions rien à nous dire et nous regretterions cette échappée dans l'été. J'essayais d'oublier que parfois j'avais pu avoir un frisson pour un mot de lui, quelques lettres électroniques convoyant soudain mon sang avec furie jusqu'à ma tête. J'ai espéré dans ce train qu'il soit absent à la gare, j'ai espéré qu'il soit là...
Sur le quai il y avait cette ombre bleue grise de fin de journée. J'ai marché au rythme de pulsations qui se voulaient sereines et puis l'escalator.
Encore la lumière, mais blonde, tombant de la baie vitrée de la gare. Les particules de poussière dansant dans l'or d'une fin d'après midi. Et rien d'autre qu'un visage inquiet sous une masse de boucles brunes regardant dans ma direction. Une faille dans le cours des choses. Un quart de seconde, peut être moins, dans la tranquillité figée des battements de mon coeur. Tout se suspend, la couche de glace se fissure et le sabg se rue, bouillonnant, joyeux et neufdans les tempes. Tomber les défenses, toutes, juste l'espace d'une respiration, d'un souffle.
Je me suis installée dans sa voiture. Il faisait de plus en plus bleu. J'avais peur, quelquechose frémissait à l'intérieur, je n'aurais pas voulu être ailleurs.
Verbe aérien dans sa bouche, réponses en plumes ébourriffées, badinage léger et je n'ose même pas le regarder. J'ai cette sensation d'étrange familiarité, sa peau ne m'est pas inconnue. Je le trouve beau, sombre, pétillant. Je me sens laide, verte, fade. Lui il me regarde fort, il transperce la peau, les iris, la chair, ça me panique, alors pour sauver la face je hausse les sourcils, je regarde ailleurs. Carmin aux joues, à la gorge, surtout rester de neige.
Chez lui... L'odeur me saute au visage, odeur de vieilles couvertures chaudes dans lesquelles on s'enroule, odeur de ce qui passe sur des jours d'enfance. Je ne crains rien, je suis en terrain connu et je suis toute petite. Il me regarde et je suis l'enfant sauvageonne et grave de mes huit ans. Nous sommes sur la terrasse, je bois du rhum coco. L'alcool vrille en torsade colorée, je sais ce qui est inéluctable. Ses amis, la grande table de pierre, le point jaune et mousseux de lumière électrique en lune artificielle au-dessus de nous, le bleu-de-nuit brûlant ma bouche comme du méthylène. Lui à côté de moi, sourire fendu, oeil de renard, oeil de colombe, à qui se fier?
Il me mord le cou, un animal tirant doucement la peau. C'est doux. Je fais la même chose et je mange un peu sa nuque, juste pour en avoir le goût sur le bout de ma langue. Je le regarde et...
Surprise ce baiser. Je connais ses lèvres, la pulpe douce, la pression humide sur mes lèvres. Nos bouches se connaissent. Cela a toujours été. Plus de retour en arrière.


Deux jours de parenthèse enchantée, puis de retour chez moi des nuits entières à dire des douceurs derrière un écran. Et puis il m'a quitté et ça m'a laissée exsangue. Et puis je l'ai revu. Encore le grand huit. A nouveau plus rien. J'ai fini par tout casser, parce qu'il me rendait dingue et que je n'étais pas sûre de provoquer ça chez lui. Parce que j'étais fatiguée de l'attendre à chacune de ses fuites. J'en avais assez d'avoir froid, d'être vidée, assez d'être la seule à pleurer.
J'ai rencontré mon homme peu de temps après. Différent, calme, serein, doux. Il a accepté de construire sur des cendres. Et je vis confiante. Mais il m'arrive encore parfois de penser avec tendresse à ces jours de soleil, là bas...
Son associé au billet :

Une histoire de balcon...

Posté le 07.02.2008 par nosecritures
Remontant l'escalier j'aperçois monsieur Bidoulte sur un escabo en équilibre sur trois

pieds, deux sur la marche, le troisième poser dans le placard du compteur à gaz, à

l'angle de l'escalier. Le quatrième dans le vide à un demi-mettre

de la marche la plus proche.

Je pose mon carton, au 2e et m 'approche doucement de son 3e, Bonjour Mr Bidoulte,

« Vous me faite peur Monsieur Bidoulte », je constate à nouveau la manière dont il s'est

installé et perplexe, lui demande si il ne craint pas de dévaler l'escalier,

qu'il pourrai bien se tuer !!

Ne vous inquiétez pas Mr Qinnzout !!

Vous savez Monsieur Quinzout, j'ai 80 ans et je monte encore les escaliers en courant

et puis je sais me rattraper, vous avez vu à l'instant !!

Mais surtout ne dites rien à ma femme, hein, ça l'inquiéterai pour rien !!

Il découpait à la scie à métaux un tuyau de gaz avec une certaine nervosité,

puis, l'objet tranché, il s'obstina à déboiter le tuyau d'un mouvement frénétique

gauche droite du poignet, quand l'objet céda il failli tomber dans le vide mais se

rapprocha du mur pour ne pas chuter, ce qui fit naître sur son visage,

un jolie sourire de soulagement.

Je retire la tuyauterie parce que les gars qui font les travaux l'auraient pas fait !

Vous voulez entrer Mr Quinzout ? Voir un peu l'avancement..

Le bel espace Mr Bidoulte, superbe !!

C'est en plein travaux, on déménage du 5e et je récupère le 3e !

Je le louai à des bureaux .

On à vendu en viager le 5e, ah oui ça à mon âge ça pose pas de problème,

Mr Quinzout, comme ça on est tranquille ça nous fait une rente à vie.

Puis si on meurt tôt, tant mieux pour lui, le gars aura fait une affaire, sinon,

si c'est comme dans le film... tant pis pour lui, qu'est-ce que vous voulez

que j'vous dise moi, Mr Quinzout !!

Vous voyez ici Mr Quinzout c'est la même configuration qu'au 5e mais

c'est un peu plus grand tout de même, parce qu'il n'y a pas le balcon.

Eh oui, au 5e le balcon fait toute la longueur, et il nous prenait à peu près

un mètre de large au moins, sur trente mètres y'a qu'a voir !!

Et puis les balcons...j'vais vous dire..

Vous savez Mr Quinzout, y' a trente ans, une nuit ma femme me réveille :

Denis, Denis réveille toi y' a du bruit on dirai qu'y a quelqu'un qui marche sur le balcon

qu'elle me fait !! Mais voyons chérie, c'est impossible, rendors toi,

ça doit être des pigeons ou la pluie, la grêlej'sais pas moi !!

Mais ch't'assure Denis ch' t'assure !! Eh bien en fait Mr Quinzout, le lendemain matin,

tenez vous bien, j'ai lu dans le journal que, à l'époque, le dancing de derrière là,

la Scala quelque chose comme ça, bon et alors, il s'est fait braquer,

et les gars ont pris la fuite par les toits, et ils sont bien passés par notre balcon

Mr Quinzout, vous imaginez...heureusement que je ferme les volets la nuit,

qu'est-ce qu'on aurai bien pu faire moi et ma femme avec ces deux

malfrats dans notre appartement en pleine nuit !!

Deux jeunes gaillards costaud, en fuite avec leur magots !! Mais leur comportement est

totalement imprévisible, et personne ne sait ce qui aurai bien pu nous arriver cette nuit

là Mr Quinzout!!

Ils se sont fait cueillir par la police là, juste en bas de l'escalier,

deux jeunes types taillés, peu près comme vous Mr Quinzout..

Et une dizaine d'années plus tard j'étais dans ma douche, et ma femme qui m' fait :

Denis, Denis, y'a des Ouistitis sur le balcon qu'elle me fait !!

Mais enfin mais qu'est-ce que tu raconte maman !!

qu'est-ce que c'est qu'ça mais comment c'est possible des ouistitis sur l'balcon !!

Pis ma femme Mr Quinzout, c'est pas son genre de raconter des histoires,

c'est pas son mode de fonctionnement, c'est une femme de la campagne

une brave femme, oh oui Mr Quinzout !!

Bon alors voyez, je sors de ma douche je m'essuie rapidement, me couvre un peu je

vais sur le balcon mais rien, je vois rien, il n'y avait rien !!

Alors j' regarde ma femme « des "ouistitis" !!

Mais oui ch'te promet ils étaient là il y a deux secondes, ch' comprends pas !!

Bon alors je retourne dans ma douche, et je suis étonné quand même,

parce que vraiment ma femme c'est pas son genre.

A peine le temps de passer le coup d' savon que " Denis, Denis, les ouistitis ils sont

revenu, viens vite, viens!!" Ni une ni deux, hop, une serviette autour de la taille

me vl'a sur le balcon. Benh vous m'croyez vous m'croyez pas Mr Quinzout, il y avait là,

juste en face, là, sur le toit deux ouistitis contre la cheminée ils se tenaient chaud,

eh oui c'était à peu près à cette époque de l'année, et eux bah ils se gelaient,

comprenez les ouistitits... Paris... enfin !!

Ils venaient du dancing où ils avaient fait une grande fête, pour amuser la galerie mais

dans la cage il y avait une bouche d'aération et les deux bah, ils sont passé par là,

Mr Quinzout.

Savez comment ils ont fait pour les récupérer ??

Attraper des ouistitis sur un toit Mr Quinzout, plein Paris, savez ??

près du vasistas là, ils ont simplement mis des bananes, et quand ils

ont commencés à avoir faim, benh, ils ont lâchés la cheminée, et ils ont été capturer

comme ça Mr Quinzout, avec des bananes, c'est pas banal ça hein !!

Admettons qu'ils soient tous sortis Mr Quinzout une vingtaine de Ouistitis sur le balcon,

et que ma femme, Mr Quinzout, elle soit partie en course à ce moment là !!

Ils auraient aussitôt fait leurs affaires dans l'appartement, non mais imaginez la

catastrophe Mr Quinzout!! Après ça il aurai fallu faire venir une entreprise de BTP

Mr Quinzout, y'a plus qu'ça à faire hein !!

Mais est-ce que vous imaginez Mr Quinzout si ma femme n'avait pas été là !!

Mais déjà, deux ouistitis dans un appartement, mais tout vos bibelots, par terre,

mais les rideaux, tous les objets, mais ils vous ruinent un appartement en pas trois

minutes, Mr Quinzout !! Vous imaginez le bordel Mr Quinzout ?? Et s'ils s'en étaient pris

à moi dans ma douche, Mr Quinzout imaginez ma tête...

Enfin et de toute façon ce balcon on n'y va jamais, un peu l'été, mais c'est trop sale

c'est toujours tout noir faut tout le temps nettoyer, comprenez sur un Boulevard aussi

c'est comme ça Mr Quinzout.

Alors vous comprenez nous, on veut pas de balcon, on n'en veut plus du balcon,

non mais vous comprenez Mr Quinzout...comprenez ??? ...



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